La municipalité d’Avion s’est rassemblée devant le monument de la déportation pour rendre hommage à celles et ceux qui ont souffert sous le joug de l’oppression nazie. Entre dépôts de gerbes, discours officiels et intervention d’une lycéenne engagée, la cérémonie a rappelé l’impérieuse nécessité de transmettre la mémoire aux générations futures.

La ville d’Avion a honoré la mémoire des victimes et des héros de la déportation. La cérémonie, organisée devant le monument de la déportation, a débuté par les dépôts de gerbes et moments de recueillement, en présence des élus locaux, de représentants des associations d’anciens combattants et de nombreux citoyens.

Pierre Chéret, fils de cheminot résistant déporté à Dachau-Landsberg et président de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés, internés, résistants, patriotes), a ouvert les prises de parole en lisant le message national de cette journée du souvenir. Avec gravité, il a rappelé les valeurs de courage et de résistance qui doivent continuer d’inspirer les générations actuelles. Le premier magistrat de la ville, Jean Létoquart avait également invité Cléa Bogasz, élève en terminal au lycée Picasso, à s’exprimer. En effet, a jeune fille a choisi de faire son grand oral du bac sur le sujet des camps de concentration. Elle, a partagé ses réflexions et son engagement pour perpétuer la mémoire des victimes. « Je suis là pour porter une voix. Une mémoire. Une responsabilité. Parce que parler des camps, ce n’est pas parler d’un passé lointain. C’est parler d’êtres humains à qui on a tout enlevé : leur liberté, leur identité, leur dignité. Si je prends la parole aujourd’hui. C’est par choix. Le choix de comprendre. Le choix de transmettre. Le choix de rester vigilant. Parce que la mémoire n’est pas tournée vers le passé. Elle est tournée vers l’avenir. » Le maire d’Avion, dans son allocution, a appelé également que notre ville ne fut pas épargné notamment lors de la rafle de Lens « la liste des personnes qui forment le convoi a été constituée sur quatre jours : elle est entamée le 11 septembre 1942 et terminée le 13. Dans ce convoi de 1047 personnes, 716 ne sont pas sélectionnées pour le travail à Auchwitz et disparaissent dans les chambres à gaz. Seuls 25 en reviendront » L’édile a insisté sur la nécessité de répéter, sans relâche, que cette commémoration n’est pas uniquement tournée vers l’histoire et la mémoire, mais bien vers notre présent et notre avenir.