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"Chemins de faire" merci pour ce beau voyage



"Et les trains, dans la cité, on les entend toujours". Clap de fin de ce spectacle "Chemins de faire" qui se tenait salle Jean-Ferrat il y a une dizaine de jours, le 30 avril très précisément. Et les absents ont eu bien tort car ce mix théâtre-musique-vidéo proposait au final une sauce que bien des chefs étoilés auraient envié. La réussite du plat est le résultat d’une longue marinade, une immersion de plusieurs mois dans la cité des Cheminots où la troupe Quidam est allé au contact de la population et de ses souvenirs.

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Au final, Pierre Rogez -dans le temps record d’un mois- a écrit les dialogues et la mise en scène de ce spectacle dont voici le résumé : "Le fils revient dans la cité de son enfance pour rendre visite à sa mère. Ce sera l’occasion pour lui de (re)découvrir l’histoire de sa mère et de son père cheminot. Ensemble ; ils revivront les souvenirs d’un passé proche qui pouvait peut-être sembler éloigné dans l’esprit du fils. Ils tenteront d’imaginer ce qu’ils n’ont pas connu, repenseront leur histoire d’hier pour mieux comprendre aujourd’hui et peut-être transformer demain. En écoutant la mémoire de sa mère le fils fera de cette histoire, son histoire. Une pièce sur la transmission, la filiation, l’importance de savoir d’où on vient pour mieux comprendre qui on est et où on va."

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Avec un Clément Bailleul épatant de justesse épaulé par Corine Lesiewicz et Alix Gensan qui ne le sont pas moins, rien n’est surjoué, les répliques sont finement écrites, et jamais on ne verse dans le pathos. Entre rires et émotions, cette promenade dans l’histoire de la cité est entrecoupée de mélodies collant à l’époque (l’orchestre est composé de Anne Gensane, Jean-Rémy Pontie, Olivier Westrelin et Pierre Rogez) ou de témoignages vidéos d’anciens comme actuels cheminots avionnais sur des images signées Florent Ledemazel. Des témoignages évoquant les conditions de travail comme la vie de cette cité, en son temps véritable petite ville dans la ville.
Lorsque le rideau tombe, c’est un public debout qui applaudira de longues minutes cette fresque mélangeant avec bonheur passé et contemporanéité.
Alors, merci pour ce beau voyage sauf qu’une question demeure en suspens : à quand une deuxième représentation ? Les artistes sont partants.



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