Aller au contenu Aller à l'accueil plan du site rechercher Aide sur les raccourcis clavier

Accueil > Actualité >


"Lard brut" porte bien son nom



Oui c’est du brutal, si l’on prend le spectacle au pied de la lettre. Mais c’est du velours si on prend la peine de lire entre les lignes. Présenté à deux reprises (samedi soir et ce lundi après-midi pour les lycéens) cette chronique braque, parfois déjantée, mélangeant à merveille humour et cynisme, est furieusement en phase avec la situation sociale du moment, chez ceux que l’on appelle travailleurs invisibles. "Lard brut", Stéphane Titelein (metteur en scène et acteur) l’a pourtant écrite il y a quatre ans mais ce n’est pas de sa faute si les derniers projets de loi (la refonte du code du Travail pour prendre un exemple récent) amènent de l’eau à son moulin. Cette pièce n’est d’ailleurs constituée que de "vrais" morceaux de vie récoltés par l’auteur auprès d’un organisme d’insertion basé à Carvin. Les deux Stéphane, Zuliani et Titelein, Maxence Van de Velde et bien sûr Corinne Masiero sont tous impeccables et prennent un malin plaisir à réveiller nos peurs, cachées ou inavouables, face à une machine économique prête à tout pour broyer notre système social par le prisme de ses premières victimes : ces "salauds de pauvres" comme disait Gabin dans La traversée de Paris.

JPEG - 269.2 ko

Le Festival "Les utopistes debout" continue ce vendredi avec "Work in regress" (20h30 salle Aragon) ou comment envisager la possibilité du bonheur au travail. Comme "Lard brut", il se base sur des dizaines de témoignages de travailleurs du Nord/Pas-de-Calais.



Enregistrer / Partager

Article au format PDF Enregistrer au format PDF
Partager dans votre réseau


RSS rubrique Afficher le contenu dynamique RSS de Ville d’Avion