Aller au contenu Aller à l'accueil plan du site rechercher Aide sur les raccourcis clavier

Accueil > Actualité >


Attentats du 13 novembre : la population avionnaise unie dans le recueillement



L’appel a été entendu et bien entendu. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes au pied de l’hôtel de ville ce dimanche pour partager le deuil, exorciser la peur collective qu’ont tenté de semer des fous criminels. L’unité transpirait dans ce moment solennel que même le vent froid ne pouvait contrarier et c’était sans doute plus fort qu’un discours. Mais il fallait bien fédérer ce rassemblement par une intervention, ce que Jean-Marc Tellier a assumé (lire ci-dessous l’intégralité du discours) avec des mots choisis, pesés, où l’émotion ne pouvait attenter à la détermination. C’est une Marseillaise entonnée mezza voce qui clôturera ce rassemblement. Aussi pénible soit-il, la vie doit maintenant reprendre le dessus, défier ceux qui n’ont que la mort pour expression. Les plaies des âmes et des chairs seront longues à cicatriser mais ce rassemblement a démontré sue l’union fait la force, principe qu’il s’agira de consolider dans les jours et les mois qui viennent.

Une minute de silence sera observée dans toute la France ce lundi midi.

JPEG - 216.2 ko

Discours de Jean-Marc Tellier

"L’ignoble barbarie a encore frappé au coeur de la capitale de notre pays. 120 personnes ont perdu la vie. Des centaines sont blessés. Certaines très gravement sont encore aujourd’hui entre la vie et la mort. Beaucoup sont aussi profondément traumatisées. Le temps sera long avant qu’elles ne retrouvent une vie normale.
Le 11 novembre, il y a seulement 4 jours, lors de la cérémonie devant le monument aux morts, je rappelais ce que notre ville avait enduré durant la première guerre mondiale, le feu, les ruines, le sang coulé et les larmes versées. C’est de là que vient certainement cet attachement viscéral des Avionnaises et des Avionnais au combat pour la paix.
Le moment viendra, nécessaire et indispensable, d’analyser, de débattre et d’échanger sur les raisons qui poussent des jeunes fanatisés et embrigadés à commettre un tel carnage, un acte épouvantable et lâche.
Il y aura sans doute beaucoup à dire, beaucoup de combats à mener encore pour sauver une démocratie vivante et la liberté fondatrice de notre république.
Pour défendre nos services publics, les policiers, les pompiers, les services de la Mairie de Paris et le personnel hospitalier qui depuis l’action lâche des criminels ont mené un travail remarquable.
L’heure est pour le moment au recueillement, à la solidarité avec les victimes innocentes, au partage de la douleur et de la peine avec les familles et avec tous ceux qui ont perdu un être proche.
En ce dimanche matin d’automne, ce dimanche de tristesse infini où nous pleurons la liberté meurtrie, je vous remercie du fond du coeur de vous être déplacé ici pour partager ensemble ce moment de communion des citoyens de notre ville.
Comme par le passé nous serons toujours là pour nous opposer et nous élever contre toutes les barbaries d’où qu’elles viennent."



Enregistrer / Partager

Article au format PDF Enregistrer au format PDF
Partager dans votre réseau


RSS rubrique Afficher le contenu dynamique RSS de Ville d’Avion