Aller au contenu Aller à l'accueil plan du site rechercher Aide sur les raccourcis clavier

Accueil > Actualité >


Cérémonie du 8 mai : entre souvenir et vigilance



Un quotidien national titrait la veille : "8 mai 1945, la victoire, les ruines et l’espoir". Il manquait juste la mémoire, ce qui est entretenu depuis 70 ans à la même date à Avion comme ailleurs. "8 mai 1945, les ruines. Des villes entières rasées, décimées à reconstruire. Mais seuls les murs se reconstruisent, les familles entières, mortes, comme les Thumerelle rue Puget, les Guilbert rue Goujon, les Musiol rue Falguières, et bien d’autres encore ne seront pas de la fête en ce 8 mai 1945." Hé oui, cette cérémonie du souvenir synonyme de libération, c’était aussi rappeler que bien des familles avionnaises ont connu le calvaire et les douleurs cruelles du conflit. En l’absence de Jean-Marc Tellier, c’est Jean Letoquart, son premier adjoint qui s’est adressé à la population.
Auparavant celle-ci s’était rassemblée derrière les porte-drapeaux, l’Harmonie municipale, les médaillés du travail et les pompiers du Centre de secours d’Avion pour rejoindre le monument au morts. Après le traditionnel dépôt de gerbes vinrent donc les discours où après avoir salué les participants et acteurs de cette cérémonie (dont le commissaire Frey) Jean Letoquart appuya ses salutations aux hommes et femmes du lieutenant Blanqui : "Je voudrais vous dire que nous pensons à vos collègues de la CIPALL (Centre d’Intervention des Pompiers de l’Agglomération de Lens-Liévin) qui vont voir leurs centres de secours disparaître car la majorité actuelle de l’Agglo a réduit leur budget à 0. Ils participent à leur dernière cérémonie ce matin sans doute." Et de revenir à une autre actualité qui, rappelons le, fut le baril de poudre déclenchant la Deuxième Guerre mondiale : "Je mets en garde ici ceux qui, aux commandes du pays depuis trois ans, ne comprennent pas malgré les enseignements de l’histoire, que la crise, le fatalisme, le chômage, le déficit culturel et éducatif sont les ingrédients qui en 1933 ont permis à Hitler d’obtenir par les urnes le pouvoir. Ce sont ces mêmes ingrédients qui en 2015 permettent au FN raciste et négationniste, d’être si présent dans les médias et dans les urnes." Et de conclure : "Et oui, à Avion nous préférerons toujours le chant des partisans au bruit des bottes."
La victoire, les ruines et l’espoir. Et surtout ne pas perdre la mémoire, 70 ans plus tard.

JPEG - 471.7 ko


Enregistrer / Partager

Article au format PDF Enregistrer au format PDF
Partager dans votre réseau


RSS rubrique Afficher le contenu dynamique RSS de Ville d’Avion