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Hommage aux déportés : la mémoire sert la vérité



Dimanche 26 avril, Monsieur Jean-Marc Tellier maire, vice président du département, de nombreux représentants de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes), des portes drapeaux et la population étaient, ensemble, tous réunis devant le monument d’hommage aux victimes des camps de concentration nazis de la Seconde Guerre Mondiale. Réunis en cette Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation pour que le serment des déportés : « plus jamais ça  » soit respecté.

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Le devoir sacré : poursuivre le travail de mémoire

Après les différents dépôts de gerbes, dans son propos, avant la lecture du message des associations des déportés, Pierre Chéret, président départemental de la FNDIRP souligna que : « 70 ans après, rien n’est oublié et ne peut s’oublier... il est de notre devoir de lutter contre l’oubli...nous sommes des passeurs de mémoire...nous devons rappeler toute l’importance des valeurs de solidarité, de fraternité, de tolérance, de liberté, de démocratie...pour que les générations d’aujourd’hui préservent ces valeurs fondamentales qui sont celles de notre République... »

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Honorer et transmettre

Ensuite, Jean Letoquart, adjoint au maire, rappela l’importance de « prendre le temps nécessaire pour honorer la mémoire de celles et ceux qui ont connu l’indicible, celles et ceux dont on a nié toute appartenance à l’humanité...
Auschwitz, Ravensbrück, Bergen-Belsen, Dora, Buchenwald, Dachau, Mathausen. Ces noms qui nous rappellent qu’ils furent des millions à être victimes de cette volonté de les réduire néant. Raphaël ESRAIL,15 ans en 1945, aujourd’hui président de l’union des déportés d’Auschwitz témoigne :« L’objectif était de nous faire mourir, tous, sans exception, par le travail, la faim, les chambres à gaz, en détruisant la notion même d’individu... »

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Dans « nuit et brouillard » Jean Ferrat disait « Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage. Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ? Ils essaient d’oublier...”
Mais, aujourd’hui, plus que jamais il ne faut pas oublier, il faut témoigner, expliquer, écrire, transmettre pour les générations nouvelles.

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70 ans après la libération des camps, l’inquiétude

Le premier adjoint au maire ajouta : « nous résisterons encore plus aujourd’hui qu’hier, puisque nous savons maintenant de quoi sont capables ceux qui considèrent ... que tous ces millions de morts ne seraient qu’un détail de l’histoire... Nous savons maintenant qu’avec eux, de nouveau, des gens ordinaires pris dans leurs difficultés du quotidien, avec l’aide du grand capital comme en 1933, se transformeront en grands salops, niant toute l’humanité à l’autre, au Rom à qui le maire d’Haubourdin déverse du fumier, au chômeur qu’il faut culpabiliser et stigmatiser, à l’étranger qu’on laisse se noyer en méditerranée...
On combat le FN avec l’emploi, la solidarité, le bien vivre ensemble, avec un niveau de salaire qui puisse permettre à chacun de nourrir sa famille.
Nous sommes de ceux là. Et à Avion, comme ailleurs, si nous travaillons au changement de société, c’est pour permettre que ce vaccin antifasciste qu’on pensait inoculer définitivement depuis le procès de Nuremberg ne s’épuise pas. »

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Discours intégral de Jean Letoquart, adjoint au maire


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