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Le terril de Pinchonvalles



Le terril de Pinchonvalles est un lieu empreint d’une histoire entre la nature et l’industrie. Ce terril, situé à Avion, a été érigé en fond de vallée : la vallée des Pinsons, lieu-dit d’où il tire son nom. On peut se promener aujourd’hui sur les schistes remontés du sous-sol de la fosse 6 de Liévin, à Angres, à partir de 1946, puis du lavoir de Liévin, jusqu’à la fin de l’exploitation, en 1977.

La nature y a peu à peu repris ses droits et le site au nom d’oiseau en accueille vingt-six espèces, dont les plus fréquemment observées sont la fauvette à tête noire et la mésange à longue queue.
En matière de biodiversité, le terril de Pinchonvalles est une référence : une mine pour les naturalistes ! Les espèces recensées ici ont de quoi faire pâlir les crassiers voisins... Reconnu comme le plus riche de la région en matière de champignons, il présente aussi une grande richesse botanique et abrite une faune prestigieuse comme le grillon d’Italie (l’insecte a été repéré pour la première fois sur le terril avionnais), le triton crêté (sur la liste rouge mondiale des espèces protégées) ou encore l’orvet, serpent forestier que l’on ne rencontre que sur un terril, devinez lequel.


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Protégé
Le Pinchonvalles fait l’objet d’un arrêté préfectoral de protection du biotope depuis le 20 janvier 1992. Il est, par convention, géré depuis quelques années par Eden 62 (un plan de gestion sur cinq ans est en cours d’élaboration), mais il est encore à ce jour propriété de l’établissement public foncier.
En 2005, la deuxième phase des travaux d’aménagement a débuté pour ouvrir au public ce qui était encore considéré comme une friche industrielle interdite d’accès sans guide, et par extension un lieu qui n’a pas connu que des piétons... Ce sont les familles, maintenant, qui en font leur endroit de prédilection le dimanche, les riverains et les joggers qui apprécient les sentiers qui serpentent entre les plateaux. À soixante-dix mètres de haut, la vue est imprenable : ville au nord, forêt domaniale de Vimy au sud.
Ce terril plat à trois niveaux se devine derrière les maisons pour qui vient de la ville, mais quand on l’approche « par les champs », le géant allongé ressemble à ces péniches où l’on vit à quai, des arbres sur leur pont. On y avance sur les sentiers tracés pour que l’homme à pied profite de la balade, tout en respectant l’endroit. Peut-être distinguerez-vous l’un des vingt papillons diurnes référencés, ou au printemps, dans les zones humides proches, le crapaud calamite ? Des aménagements ont été faits pour la faune et la gestion du site a pris une autre dimension quand, au printemps dernier, une vingtaine de chèvres a été mise en pâturage, pour éviter que les ronciers ne prennent trop d’ampleur... L’équipe de six gardes d’Eden 62 sur le secteur dont dépend Pinchonvalles s’adjoint ponctuellement l’aide des écoliers locaux qui participent à l’ouverture de clairières.

D’autres partenariats (CPIE la Chaîne des terrils, Naturalistes de la Gohelle...) et de multiples acteurs oeuvrent pour préserver ce terril - n°75 pour l’administration - qui, pour rester dans les chiffres, avec ses 1,5 km de long et 500 m de large, est aussi le plus long du Vieux Continent !

Lien / source / à visiter : GÉRALDINE CSIZMADIA Voix du Nord



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